Il était une fois, use.design actrice du changement…

Il était une fois, use.design actrice du changement…

Il était une fois, use.design actrice du changement… 1920 1280 Use Design

Photo du header de RyanMcGuire

Quand on a pris conscience de l’état de la planète, on ne peut plus rester dans le déni. C’est ce qui s’est passé pour la team qui a décidé de s’investir autant qu’elle peut dans des actions en faveur du développement durable.

Pierre Rabhi dit que “C’est dans les utopies d’aujourd’hui que sont les solutions de demain” et ça tombe bien parce que chez use.design on est utopistes et on adore trouver des solutions aux problèmes 🤔🛠 
Les designers sont des chercheurs, des questionneurs, des innovateurs, … Ajoutez à cela la dimension éthique (voir notre traduction de l’article de Mike Monteiro –
Un code éthique du designer) et vous n’aurez pas de mal à convaincre une équipe qu’il faut agir !

Voici donc l’histoire d’une prise de conscience collective et de la mise en place d’actions concrètes pour préserver notre planète et les humains qui la peuple.

 

Au commencement, il y eut la création d’un projet interne…

Après cette prise de conscience commune à tous, matérialisée par de nombreuses discussions dans lesquelles nous nous entendions culpabiliser de ne rien faire, nous avons décidé d’agir. Pour organiser nos actions, il nous a fallu créer un projet interne autour duquel nous nous retrouverions chaque semaine pour échanger, itérer, prototyper sur le développement durable et ses composantes.

La première approche fut de partager notre enthousiasme avec l’extérieur. 
Comment pouvions-nous faire en sorte d’intéresser les gens ? À quel point étions-nous responsables en tant que designers de la construction d’un monde plus durable ?

Comme tout le monde n’avait pas la même disponibilité, une équipe dédiée à ces questions se forma et créa le projet SST (pour sustainable). Ce sont mes collègues, Amandine et Louise qui vont vous raconter comment elles ont démarré ce projet dans une petite interview :

Bonjour les filles, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
“Amandine designer de service et UX chez use.design depuis un an et Louise fraîchement diplômée de l’école de design Nantes Atlantique. Particulièrement intéressées par le design de service et son application dans les secteurs du développement durable et de la santé. Nous pensons que le design peut aujourd’hui répondre à des enjeux sociaux par sa méthodologie créative en s’intéressant avant tout aux usagers pour proposer des solutions innovantes et durables.”

En quoi consistait votre premier objectif du projet SST ?
“L’objectif premier de ce projet était d’éclairer notre équipe, et nous même sur l’impact que pouvait avoir le designer sur la société avec ce qu’il livre entre les mains des usagers. Nous avons donc réfléchi à la mise en place d’une stratégie autour du développement durable à l’agence. On a commencé par une idée d’un des associés qui consistait à augmenter des outils méthodologiques utilisés en design comme le parcours utilisateur. Le but étant de sensibiliser les clients et les collaborateurs à s’intéresser aux sujets du développement durable sans pour autant les déboussoler avec des outils complètement différents.”

Quelles ont été les différentes phases de démarrage du projet SST ?
“De la veille, beaucoup de veille sur le développement durable et son application de manière générale : le concept, les applications dans le design, dans notre quotidien, le RSE, les labels, … Tout ça pour identifier et définir des actions réalisables pour use.design et qui intéresseraient nos collaborateurs. Ensuite, nous avons organisé des Lunch & Learn pour sensibiliser en interne et pour tenter d’embarquer nos collaborateurs dans l’aventure.”

Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?
“La plus grosse difficulté était et, est toujours, de transformer toute cette veille et ces notions par des actions concrètes et accessibles. Étant une petite structure, on ne peut pas tout changer du jour au lendemain, de plus, le changement même nécessaire nous demande à tous une adaptation. Ainsi ces actions sont souvent petites ce qui génère parfois une frustration. Cela entraîne 2 nouvelles difficultés : embarquer ses collaborateurs et ne pas oublier – avec les contraintes du quotidien – la vision long terme. Pour cela, il faut reprendre, remettre en question et renouveler les actions mises en place et animer sans cesse pour que cela ne tombe pas dans l’oubli ce qui demande beaucoup d’énergie et d’entêtement 😅.
Une autre difficulté, vient également de l’extérieur puisqu’on se rend vite compte que pour un déplacement, un repas ou un achat dans notre vie quotidienne, peu de choses sont mises en place ou facilement accessibles pour par exemple limiter notre production de déchets ou avoir un impact neutre voir positif vis-à-vis de chacun des piliers du développement durable.”

Quelles réussites ?
“Peut-être d’abord les débats que nos Lunch & Learn ont déclenchés. Beaucoup de collaborateurs étaient sensibilisés au développement durable mais n’avaient pas forcément conscience que cela concernait l’économie, le social et l’environnement. Puis aussi le fait de réussir comme on peut à garder ces sujets d’actualité à l’agence avec Marie notre Happiness Office Manager.
La mise en place des outils de création de projet (pack templates) nous semble également assez innovante et propose d’adopter un nouveau point de vue sur le développement de projet aussi bien pour nous que pour nos clients.”

 

Au deuxième mois nous inventâmes les “challenges” internes…

Parce que nous nous sommes dit que nous n’étions peut-être pas très légitimes à suggérer aux autres de changer leur façon de penser et de vivre si nous-mêmes ne faisions pas un effort.
Pour rendre les choses plus ludiques et parce que nous étions d’avis qu’il faille mieux faire “petit à petit” que de brusquer tout le monde, chaque semaine nous ajoutions un défis à notre quotidien :

  • Une tasse par jour par personne.
  • Supprimer vos spams, vos notifications / rappels / pubs / newsletter / invitation calendrier.
  • Essayer d’utiliser Ecosia.
  • Essayer le plugin Toby.
  • Acheter des gourdes, boire de l’eau du robinet dans des verres.
  • Manger les restes 1 fois par semaine (agence et maison).
  • Utiliser du papier brouillon pour imprimer et forcer l’impression noir et blanc.
  • Penser à éteindre la lumière lorsque je quitte une pièce.
  • Penser à fermer les nombreuses fenêtres ouvertes sur vos moteurs de recherche.

Force est de constater que ces challenges furent vite abandonnés… Non pas oubliés totalement mais nous ne les suivions plus au fil de l’eau.
Dès lors qu’il n’y eut plus de point régulier, il n’y eut plus de nouveaux défis et l’ardeur des premiers jours disparue. Les “mauvaises habitudes” quotidiennes reprenant très vite le dessus.

Je décidai donc d’agir sur ce que je maîtrisais à peu près et…

 

Au troisième mois je trouvais de nouveaux fournisseurs plus responsables…

Parce que ce n’est vraiment pas facile de se séparer d’un fournisseur avec qui tout se passe bien mais que malheureusement, son efficacité et son prix n’étaient plus les seuls arguments valables. Toujours en lien avec cette volonté de changement, nous nous devions de respecter nos engagements et d’être en phase avec notre discours.
Quand nous avons commencé à partir à la recherche de ces petites perles durables, il fut vite clair qu’il n’était pas si simple de trouver des fournisseurs qui respectaient un certain nombre d’engagements tout en entrant dans notre budget 😅 :

  • fonctionnant en circuit court, 
  • produits de saison, 
  • produits durables, 
  • produits recyclables, 
  • respectant l’environnement, 
  • respectant les droits de leurs salariés, …

Je fis donc appel à mes collègues, à mon réseau,  j’enquêtai, je testai, bref ! 
Ça prend du temps, mais cela en vaut la peine lorsqu’on est convaincu que l’on fait le bon choix. Petit bonus : étudier le fonctionnement de ces fournisseurs a permis de trouver et d’échanger des bonnes pratiques applicables au bureau mais aussi à la maison.

 

Au quatrième mois ce fut la remise en question…

Évidemment, c’est quand on ne fait rien qu’on ne se trompe pas 😉
Nous avions rencontré quelques démotivations mais partions du principe qu’“Il n’y a ni victoire ni défaite dans le cycle de la nature : il y a du mouvement.” comme l’exprime très bien Paulo Coelho dans son manuscrit retrouvé.

Un peu plus haut j’évoquais un léger abandon des “challenges” qui ne rencontraient pas le succès espéré. En réalité c’est le projet SST dans son ensemble qui fut un peu délaissé par les troupes.
Pour redonner vie aux actions nous avions besoin d’impliquer l’équipe au maximum et quoi de mieux qu’un atelier pour les faire tous participer ?

Lors de ce 1er workshop (car il y en aura d’autres), nous nous sommes donné 3 objectifs :

> Identifier les enjeux du développement durable qui nous semblaient être les plus pertinents ou les plus intéressants.
> Hiérarchiser ces enjeux. Leur donner un ordre d’importance subjective.
> Actionner c’est à dire mettre en action les enjeux que nous avions priorisé tous ensemble.

 

A l’heure où j’écris mon article, nous sommes encore entrain d’organiser toutes les suggestions et solutions émises lors du 1er atelier qui a permis à chacun de s’exprimer et de s’impliquer dans le changement. 
Nous avons prévu de lancer un second atelier dans quelques semaines dont l’issue sera de mettre en place un planning de travail régulier, organisé autour d’objectifs concrets (internes et externes).
Nous avons relancé la question des challenges via un petit questionnaire dont nous attendons encore les retours.

L’envie d’être utiles mêlée à nos convictions communes nous poussent à continuer nos efforts, sans nous décourager, pour les générations futures et pour nous-même.

#usedesignforlife🌿

 


Marie Camus — Office & Happiness manager @ use.design, une agence de design à Paris qui donne vie à des stratégies, des produits digitaux et des services innovants.
Dites-nous qui vous êtes et ce qui vous ferait plaisir. Pensez à nous laisser un email et/ou un numéro de téléphone, comme vous préférez, et on vous recontacte rapidement 😉